10 jours se sont déjà écoulés depuis notre arrivée sur le grand canard. Nous avons retrouvé la bande à Falco, nos amis de Takarii et rencontré pas mal de monde très sympa ! Les apéro chez les uns et les autres se sont succédés. Nous avons tout de même trouvé le temps de visiter cette belle île. Parce que, oui, au risque d’en étonner plusieurs d’entre vous, les journées à bord filent et le temps nous manque ! C’est incroyable. En fait, tout ce que nous ne prenions jamais le temps de faire lorsque nous avions une vie de bosseur et bien nous les réalisons en fait en tant que glandeurs ! Par exemple, trier la pharmacie (3h), faire une petite sieste (2h), réparer les 2 ou 3 conneries (4h), parler parler parler (j’ai pas compté), se doucher (là j’essaie de battre des records), ranger (un bateau est toujours en vrac, alors tu ranges et l’autre dérange puis tu re-ranges alors que l’autre…ET quand t’es un peu maniaque de la propreté, j’avoue, c’est pire), préparer des posts pour le blog (fiou, ça c’est long)…Bref, j’en passe mais vraiment, ça fuse !
Nous avons donc loué une tuture pour 2 jours et avons pris la route. Tout d’abord, c’est incroyable comme ça va vite une bagnole, même la plus pourrie (Fiat Cinquocento, bien joué Titi) ! Quand tu t’es tapé des jours et des jours de mer, t’as l’impression d’être dans un bolide alors que tu roules à…80 km/h. Il est loin le temps où je devais freiner car l’aiguille du compteur avoisinait les 150… Après nous être paumés dans la zone industrielle de Las Palmas (jusque-là, normal), nous avons trouvé la route pour prendre un peu de hauteur. Paysages magnifiques, très diversifiés, tantôt volcanique tantôt boisé tantôt « canyoneux » (perso, je ne connaissais pas ce terme jusqu’à ce que Titi me le répète une bonne douzaine de fois avant que je ne comprenne). Ah, on en a fait de la route la première journée ! On a traversé l’île par l’intérieur et avons emprunté des chemins on ne peut plus escarpés avec tous les 50 mètres un bel éboulis sur la route. Titi a cru bon pour sauver nos vies de ne jamais utiliser le frein et sortir ainsi le plus vite possible de là. Quelques envies de descendre plus loin, nous avons posé nos fesses dans un beau petit bled pour déjeuner. Ici, ce sont les pros du menu à 8€, et c’est très bon, en général. Ce coup-ci nous n’aurons pas eu le temps de savourer notre repas : « non, on va pas là, la vue est belle mais c’est plein de monde et en plus c’est tenu par un allemand, ah non ! Allons plutôt dans un boui-boui espagnol, c’est toujours très bon, pas cher et rapide ! Regarde, là, y a personne ! » Quelques 50 mn après avoir passé la commande (le menu du jour, rien de compliqué a priori), pour la première fois de notre vie, nous nous sommes levés affamés, avons laissé 2€ pour les boissons et surtout ne nous sommes pas retournés ! Honte sur nous, mais faut pas déconner on a une île à visiter nous ! Du coup ben, on s’est fait raquetter dans le resto suivant où il y avait du monde ! On aurait dû s’en douter : quand à l’entrée y a tous les drapeaux de la terre entière et que les menus sont traduits en 53 langues, ça sent pas bon ! Mais la plus grosse arnaque fut probablement la petite plage de rêve que l’office du tourisme a vendu à Titi. Non seulement la route pour y aller, c’est un enfer, mais en plus y a RIEN A VOIR, mais quand je dis rien ! Je regrette de ne pas avoir eu envie d’immortaliser ce moment. La seconde option, et je ne la réalise que maintenant, est que l’espagnol de Titi n’est pas si bon qu’il en a l’air…Mouais, je peux pas vous dire, je pipe pas un mot !
Je vous laisse découvrir les photos. Moi, j’ai beaucoup aimé surtout que ça m’a fait bizarrement penser à ma petite Réunion à moi !
PS: merci à tous pour vos nombreux messages ou emails, conseils et encouragements! Difficile de répondre toujours dans des délais raisonnables…Oups!
cece le 9 février 2010 dans Escales